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Anosognosie : que faire quand la personne âgée ignore sa maladie ?

Santé
anosognosie
Santé
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Face à un parent qui nie ses troubles de mémoire ou refuse l'aide malgré des difficultés évidentes, les familles se trouvent souvent démunies et frustrées. Cette situation n'est ni du déni ni de la mauvaise foi : l'anosognosie est un trouble neuropsychologique réel qui empêche la personne âgée de reconnaître sa propre maladie. Loin d'être un caprice, cette absence de conscience résulte de lésions cérébrales spécifiques et touche jusqu'à 80% des personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer. Comprendre ce phénomène complexe et adopter les bonnes stratégies devient essentiel pour accompagner dignement nos proches tout en préservant leur sécurité.

Qu'est-ce que l'anosognosie chez la personne âgée ?

L'anosognosie désigne l'incapacité partielle ou totale d'une personne à reconnaître sa maladie ou ses déficits. Ce terme, créé en 1914 par le neurologue français Joseph Babinski, vient du grec : "a" (sans), "nosos" (maladie) et "gnosis" (connaissance). Contrairement au déni psychologique, l'anosognosie résulte de lésions cérébrales spécifiques qui altèrent la capacité d'auto-évaluation.

Cette absence de conscience peut se manifester à différents niveaux. La personne âgée peut ne pas percevoir ses symptômes, ne pas mesurer l'impact de ses troubles sur sa vie quotidienne, ou encore ne pas comprendre la nécessité d'un traitement. Il arrive aussi qu'une personne soit consciente de certains aspects de sa condition tout en en ignorant d'autres, phénomène appelé anosognosie spécifique à un domaine.

Les principales manifestations incluent l'absence totale de reconnaissance du trouble, une incohérence dans cette reconnaissance qui peut fluctuer, ou encore une reconnaissance sélective où certains symptômes sont admis tandis que d'autres sont niés. Les personnes concernées peuvent également créer des "confabulations", récits fabriqués inconsciemment pour expliquer leurs difficultés sans admettre qu'elles sont liées à une maladie.

Comment reconnaître les signes d'anosognosie chez un senior ?

Identifier l'anosognosie chez une personne âgée nécessite d'observer attentivement ses réactions face à ses propres difficultés. Le premier signe caractéristique est la négation persistante de symptômes pourtant évidents pour l'entourage. La personne refuse catégoriquement de consulter un médecin ou de suivre un traitement, affirmant avec assurance qu'elle n'a aucun problème.

Un autre indicateur significatif est l'irritation ou la colère face aux propositions d'aide. Lorsque les proches ou les professionnels de santé suggèrent un soutien ou mentionnent les troubles observés, la réaction peut être disproportionnée. Cette résistance s'accompagne souvent de prises de décision imprudentes : la personne continue des activités dangereuses comme la conduite automobile malgré des difficultés cognitives manifestes.

L'incohérence entre les capacités auto-évaluées et les performances réelles constitue un signe particulièrement révélateur. Une personne peut se décrire capable de réaliser des tâches complexes alors qu'elle éprouve des difficultés pour des activités simples. Elle aura également du mal à reconnaître les erreurs commises dans la réalisation de tâches quotidiennes. Enfin, l'absence remarquable de préoccupation quant à sa condition et son avenir peut alerter l'entourage sur la présence d'une anosognosie.

Pourquoi l'anosognosie apparaît-elle avec l'âge ?

L'anosognosie survient principalement après un traumatisme ou une maladie dégénérative causant des lésions cérébrales spécifiques. Les zones les plus souvent touchées incluent le lobe pariétal droit, le lobe frontal, le thalamus et les ganglions de la base. Ces régions cérébrales jouent un rôle crucial dans la conscience de soi et l'auto-évaluation.

Chez les personnes âgées, l'anosognosie accompagne fréquemment les maladies neurodégénératives. Elle touche jusqu'à 80% des personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer, environ 60% de celles présentant un trouble cognitif léger, et entre 40 et 50% des personnes souffrant de troubles bipolaires. Dans la maladie d'Alzheimer, la détérioration progressive des régions cérébrales responsables de la mémoire et de la cognition, notamment le cortex frontal, explique l'apparition et l'aggravation de ce symptôme.

Les accidents vasculaires cérébraux représentent une autre cause majeure, concernant entre 10 et 18% des personnes présentant une hémiparésie après un AVC. Les traumatismes crâniens, certaines maladies infectieuses, la maladie de Parkinson ou encore la sclérose en plaques peuvent également provoquer ce trouble. Le dysfonctionnement touche particulièrement le cortex préfrontal, le cortex insulaire et le réseau du mode par défaut, ensemble de zones cérébrales impliquées dans l'introspection et la représentation de soi.

Comment différencier l'anosognosie du déni chez les personnes âgées ?

Distinguer l'anosognosie du déni est crucial pour adopter l'approche appropriée auprès d'une personne âgée. Le déni constitue un mécanisme psychologique de protection conscient, permettant de rejeter ou d'éviter une réalité émotionnellement difficile à accepter. Il s'agit d'une réaction temporaire qui peut évoluer avec le temps et le soutien approprié.

L'anosognosie, en revanche, résulte directement de lésions cérébrales qui empêchent le cerveau d'ajuster sa perception de soi. La personne n'a littéralement pas conscience de son trouble, non par refus d'accepter la réalité, mais parce que son cerveau ne parvient plus à traiter correctement ces informations. Cette incapacité est généralement permanente et tend à s'aggraver avec la progression de la maladie sous-jacente.

Les réactions émotionnelles diffèrent également. Une personne en déni peut manifester de l'anxiété, de la tristesse ou de la colère face à sa condition, révélant une conscience sous-jacente du problème. À l'inverse, les personnes atteintes d'anosognosie affichent souvent une indifférence remarquable, voire une sérénité troublante face à leur situation, car elles ne perçoivent sincèrement aucun problème.

Quelles stratégies adopter pour communiquer avec un proche atteint d'anosognosie ?

Communiquer avec une personne âgée atteinte d'anosognosie demande de repenser complètement son approche. La méthode LEAP (EEAP en français), développée par le Dr Xavier Amador, offre un cadre structuré particulièrement efficace. Cette technique comporte quatre étapes : Écoute réflexive, Empathie, Accord et Partenariat.

L'écoute réflexive consiste à montrer que vous comprenez le point de vue de votre proche sans le juger ni chercher à le corriger immédiatement. Reformulez ses paroles pour démontrer votre compréhension : "Je vois que tu penses que tout va bien et que tu te sens en forme". Cette approche évite la confrontation directe qui ne ferait que braquer la personne.

L'empathie implique de se mettre véritablement à la place de votre proche pour qu'il se sente compris et respecté. Évitez les phrases comme "Tu ne te rends pas compte" ou "Il faut que tu comprennes". Préférez : "Je peux imaginer que c'est frustrant quand nous nous inquiétons pour toi alors que tu te sens bien". Cette attitude désamorce la méfiance et favorise l'ouverture au dialogue.

Chercher un accord, même partiel, permet d'établir une base de confiance. Identifiez des points de convergence : "Nous sommes d'accord que ton bien-être est important" ou "Tu as raison, personne n'aime qu'on lui dise quoi faire". Concentrez-vous sur ces accords plutôt que sur les désaccords. Enfin, le partenariat vise à travailler ensemble vers une solution, même sans consensus complet sur le diagnostic. Proposez : "Que dirais-tu qu'on voie le médecin ensemble pour un bilan de santé général ?"

Comment assurer la sécurité d'une personne âgée qui ignore ses troubles ?

Garantir la sécurité d'une personne âgée atteinte d'anosognosie nécessite des mesures discrètes mais efficaces. L'aménagement du domicile constitue la première ligne de défense. Retirez les obstacles et tapis glissants, installez des barres d'appui dans la salle de bain, améliorez l'éclairage des zones de passage et sécurisez les escaliers avec des rampes.

La gestion des activités à risque demande une approche progressive et diplomatique. Pour la conduite automobile, présentez l'évaluation comme un "contrôle de routine" plutôt qu'une remise en cause de ses capacités. Concernant la cuisine, privilégiez les dispositifs d'arrêt automatique pour les appareils, les micro-ondes avec programmation simplifiée, et au besoin, retirez discrètement les boutons de la cuisinière.

L'introduction d'aides technologiques doit se faire en douceur. La téléassistance peut être présentée comme un "service de confort" plutôt qu'un dispositif de sécurité. Les détecteurs de mouvement, les prises intelligentes et les systèmes de surveillance peuvent être installés sans attirer l'attention sur leur fonction sécuritaire. Les médicaments et produits dangereux doivent être sécurisés dans des armoires fermées, tandis qu'une liste de numéros d'urgence doit rester visible près des téléphones.

Quel accompagnement professionnel pour gérer l'anosognosie au quotidien ?

L'accompagnement professionnel s'avère indispensable pour gérer l'anosognosie de façon optimale. Le diagnostic nécessite l'intervention d'un psychiatre ou d'un neurologue expérimenté qui utilisera des outils spécialisés : observation clinique, entretiens semi-structurés, comparaison de questionnaires remplis par le patient et ses proches, et tests neuropsychologiques.

Bien qu'il n'existe pas de traitement curatif de l'anosognosie, plusieurs approches thérapeutiques peuvent améliorer la situation. La thérapie cognitivo-comportementale aide les patients présentant une anosognosie légère à modérée à développer des stratégies de compensation. Les programmes de rééducation cognitive se concentrent sur l'amélioration de la fonction cognitive globale, tandis que la thérapie occupationnelle permet d'adapter les activités quotidiennes aux capacités actuelles.

Le soutien aux aidants familiaux constitue un volet essentiel de la prise en charge. Les groupes de soutien, le counseling individuel et l'éducation sur la maladie aident les proches à comprendre que les comportements difficiles résultent de la maladie et non d'une volonté délibérée. L'intervention d'ergothérapeutes, d'orthophonistes et de travailleurs sociaux peut apporter des solutions concrètes pour adapter l'environnement et les activités.

Dans les cas les plus avancés, l'accompagnement professionnel à domicile ou l'hébergement spécialisé peuvent devenir nécessaires. Le personnel doit être formé aux spécificités de l'anosognosie pour éviter les confrontations inutiles et privilégier les approches positives. La coordination entre tous les professionnels impliqués garantit une prise en charge cohérente et adaptée à l'évolution de la condition.

Qu'est-ce que la téléassistance peut faire pour vous ?

Face aux défis que représente l'anosognosie chez les personnes âgées, la téléassistance d'Europ Assistance La Téléassistance offre une solution discrète et rassurante. Nos dispositifs permettent d'assurer la sécurité de votre proche sans qu'il ressente cette surveillance comme une intrusion ou une remise en cause de son autonomie. Grâce à nos systèmes de détection automatique des chutes et nos plateformes d'assistance disponibles 24h/24, nos téléassistants interviennent rapidement en cas d'urgence, même lorsque la personne ne reconnaît pas elle-même avoir besoin d'aide. Cette technologie respectueuse de la dignité de votre proche vous permet, à vous et à votre famille, de retrouver sérénité et tranquillité d'esprit, tout en préservant l'indépendance si chère aux personnes âgées.

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